Un monde à repenser : l’actualité selon lord Michael Hastings
Lors de la première conférence du World Forum, lord Michael Hastings (responsable citoyenneté pour le cabinet de conseil et de services KPMG) a de nombreuses fois brandi journaux et magazines.
Son but : illustrer par l’actualité les principaux problèmes mondiaux auxquels gouvernement, entreprises et particuliers sont confrontés (changement climatique, disparités Nord/Sud…).
Retour sur la revue de presse du lord, fidèle lecteur du Financial Times et très attentif aux exemples quotidiens de ces problématiques.
- Les inondations en Turquie début septembre. Lord Hastings y voit l’impact historique des évolutions climatiques post-industrielles, qui détruisent les vestiges d’une civilisation vieille de 3000 ans. Le sommet de Copenhague sur le climat qui aura lieu en décembre sera pour lui déterminant.
- L’arrivée sur les routes des voitures 100% électriques, prévue dès 2010. Pour Hastings, cette révolution technologique est primordiale pour l’humanité. Le lord a également pointé les dangers du développement massif de la voiture à essence en Inde et en Chine.
- La mort de l’agronome Norman Borlaug le 12 septembre. Le père de la révolution verte en Inde dans les années 60 reste pour lord Hastings un exemple à suivre pour la mise en oeuvre des solutions concrètes contre la famine.
- L’exemple de Toby Ord, dans un article du Sunday Times au titre évocateur : “Take my money : I don’t want it”. Cet Anglais de 30 ans a décidé de donner au moins 10% de son salaire annuel à des œuvres de charité. Il a créé une association, Giving what we can, pour inciter tout le monde à faire de même.
- Un G8 obsolète, un G20 pas encore assez important… Lord Hastings a appelé à l’intégration de nouveaux pays (Chine, Brésil, Mexique, Afrique du Sud…) dans les groupes de gouvernance mondiale.
- Le cas de Leonard Abess, qui figure parmi les 100 personnalités les plus influentes en 2009 selon le Time Magazine. L’ancien directeur de la City National Bank of Florida a redistribué, au moment de son départ en retraite, son bonus de 60 millions de dollars aux 471 employés de la banque.
- Lord Hastings a par ailleurs noté que Barack Obama avait repris l’exemple de Leonard Abess lors son discours d’investiture, le 21 janvier 2009 (texte intégral sur le site de la Maison Blanche, vidéo sous-titrée sur LeMonde.fr).
Michaël Szadkowski
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