Session 22 - Conférence de clôture : comment parvenir à un nouvel ordre économique et financier mondial ?
Deon ROSSOUW - Président - International Society of Business, Ethics and Economics (Afrique du Sud)
Luc VAN LIEDEKERKE - Président du Comité Executif - EBEN (European Business Ethics Network) (Belgique)
Geert DEMUIJNCK – Professeur d’Ethique - EDHEC Business School (France)
Conclusion :
Philippe VASSEUR, Président, Réseau Alliances - World Forum Lille
Conférence de clôture : l’entreprise responsable
CAO Dewang – Président Directeur Général de Fuyao Glass Industry Group (Chine)
« Entrepreneur mondial de l’année 2009 » (Ernst & Young )
“Nous devons promouvoir une nouvelle religion ainsi qu’une nouvelle culture d’entreprise: L’éthique d’entreprise pour un développement durable de l’économie”. (CAO Dewang, Fuyao Glass industry group’s CEO, china).
La crise économique et financière a mis en lumière la nécessité d’un changement des pratiques actuelles dans le monde des affaires. Les acteurs en présence ont pris acte d’un impératif: l’économie ne peut plus reposer sur la simple maximisation d’un profit ; elle doit tendre à considérer l’impact que les pratiques commerciales et financières ont sur les individus composant la société. En effet, économie et finance jouent un rôle vital dans nos sociétés en ce sens que ces secteurs sont le cœur de la production de nos richesses comme de leur destruction. Le monde de l’entreprise ne peut guère davantage ignorer les conséquences néfastes que la pratique a pu générer. Aujourd’hui, le monde des affaires se doit de faire l’exégèse de son fonctionnement comme de sa culture afin de se questionner valablement sur la contribution qu’il entend apporter à la collectivité.
Le bouleversement économico-financier que nous connaissons actuellement a permis l’émergence de nouvelles tendances dans la pratique affairiste. L’éthique et la responsabilité sont au cœur des préoccupations d’une culture d’entreprise naissante qui tend à favoriser l’intégrité et la transparence. La recherche d’un profit maximum ne suffit plus ; l’entreprise se doit désormais d’être responsable. Le modèle économique actuel s’est asphyxié de ses contradictions et certaines pratiques, telles les pratiques spéculatives, la fraude ou l’évasion fiscale n’ont plus de place dans une économie mondialisé fragile en quête d’un second souffle. L’économie et le profit se doivent d’exacerber les conséquences positives que la pratique des affaires peut apporter. En effet, l’investissement responsable ou même la prise en charge des dommages par le système d’assurance favorise l’équité sociale comme de la pérennisation du progrès économique.
L’avènement de la performance économique et sociale ne deviendra possible que par une action coordonnée des différents acteurs en présence. Il relève de la responsabilité des gouvernements, des intermédiaires de toutes sortes, de la société civile et des individus, d’œuvrer pour la promotion d’une politique économique et financière responsable qui serait tourné vers la performance économique et sociale. L’individu constitue un rouage essentiel de ce macrocosme. Son engagement ainsi que ses actions personnelles peuvent favoriser et impacter sur la réalité du plus grand nombre (Deon ROSSOUW - Président - International Society of Business, Ethics and Economics, Afrique du Sud). Il est de la responsabilité de chacun de tendre vers la promotion d’une culture d’entreprise responsable. Le leadership pour l’économie durable se fait d’ailleurs valablement écho dans le management de certaines entreprises (ex : Fuyao Glass industry group).
La société économique et financière doit s’inscrire dans une volonté de faire des affaires autrement, cela dans un double objectif, d’une part de performance économique et sociale durable et d’autre part, afin de résorber et de prévenir une décroissance néfaste à tous.
Charline Chauvin, Msc Legal and Tax Management
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