En conclusion du forum : un appel à plus de responsabilité et de régulation

Deon Rossouw, président de la Société internationale de business, d’économie et d’éthique (ISBEE) tire de la philosophie de Mahatma Gandhi pour démarrer la clôture le Forum:

I must confess that I do not draw a sharp line or any distinction between economics and ethics.“   Traduction: je dois avouer que je ne distingue pas l’économie de l’éthique.

La sagesse évoquée, la pertinence du thème de cette 3e édition, l’argent responsable, prend toute sa dimension. En 30 courtes minutes, le présentateur Sud africain a délivré les grandes lignes, les idées, mais aussi des réponses à des questions.

À l’heure où le succès financier n’est plus synonyme de prospérité économique, qui contrôle la responsabilité économique, sociale et environnementale ? Les gouvernements, les instances de régulation, les intermédiaires, les entreprises financières, la société civile et, finalement, nous tous.

Ces cinq groupes ont le pouvoir de mettre des mécanismes en place pour éviter le gouffre. Des mécanismes qui permettront à la corruption de ne plus compter pour 5% du PIB mondial, qui mettront fin aux paradis fiscaux ou encore à la spéculation à outrance.

Le moment n’a jamais été aussi crucial. Alors que Wall Street annonce la fin de la récession, les vieilles habitudes ont repris cours. La question n’est pas de réinventer le capitalisme, mais d’assainir ses paramètres. Mais comment faire ? Tous doivent trouver le juste équilibre entre la régulation et la responsabilité. L’un ne peut pas prendre le pas sur l’autre, elles doivent cohabiter.

En bon maître de cérémonie, Deon Rossouw livre au public plusieurs citations. En voici une dernière, qui est un appel à la prise de responsabilité de chacun :

L’unique condition du triomphe du mal est la passivité de l’homme [et la femme]” - Edmund Burke

Kim Gjerstad

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