Le Conseil économique et social pour les nuls

Le Conseil économique et social, c’est une belle expression pour désigner l’organe consultatif qui suggère quoi faire aux pouvoirs publics.  Il y a un an, on a même ajouté environnemental, preuve que ce thème devient de plus en plus central. Le CESE se penche sur les grandes questions économiques et sociales, avec pour objectif de favoriser la collaboration entre les différentes catégories professionnelles (entreprises publiques, privées, professions libérales, artisanat, agriculture…). Objectif : assurer leur participation à la politique du gouvernement sur les thèmes qui les concernent.

En gros, comment agir, réagir…  Le CESE examine et suggère des adaptations économiques ou sociales. Exemple : comment sortir de la crise qui a débuté en 2008, en analyser les causes et envisager une nouvelle façon de penser, en évitant de refaire les mêmes erreurs. Jacques Dermagne (photo), président du Conseil économique, social et environnemental français, détaille ce rôle de consultant.

“Des conseillers aux compétences élargies” (cliquer sur le lien pour écouter)

ces3

Le rôle du CESE?

Le Conseil économique, social et environnemental est investi d’une triple mission :

  1. Conseiller le gouvernement et participer à l’élaboration de la politique économique et sociale ;
  2. Favoriser, à travers sa composition, le dialogue entre les catégories socioprofessionnelles dont les positions, différentes à l’origine (ex : Medef face aux syndicats de salariés), se rapprochent dans l’élaboration de propositions d’intérêt général ;
  3. Contribuer à l’information des assemblées élues.

Concrètement, son rôle est d’examiner des questions dans les domaines économique, social, culturel, éducatif, de santé publique et tout autre domaine apparenté à ces derniers. Exemple : depuis mai 2009, le CESE français se pose la question “de la place, actuelle et à venir, du cheval en France, porteuse d’enjeux multiples”.

Les limites du CESE?

Suggérer, proposer, contribuer… Des mots qui reviennent souvent, mais qui symbolisent aussi les limites du CESE. Ce CESE qu’on aurait tendance à qualifier de “plein de bonnes intentions”, mais avec une marge de manoeuvre relativement limitée.
Car, finalement son avis, ses rapports, éclairent, donnent des indications au gouvernement, mais ce dernier n’a aucune obligation vis-à-vis de cette assemblée, qui n’est que consultative…

Et ailleurs?

A l’étranger, le rôle du CES a plus ou moins d’importance. Gothom Arya, président du CES thaïlandais, n’a pas hésité à insister sur le rôle déterminant que le conseil joue dans son pays. C’est moins le cas en Guinée, dont Michel Kamano,le président du CES, était aussi présent.

M. Arya a présenté un nouveau modèle économique, proposé par le roi de Thaïlande. Ce modèle serait basé sur la modération, la rationalité et l’immunité. Un modèle où moralité, prudence et partage s’entremêlent. Un modèle qui prendra du temps à s’instaurer, mais qui “si l’on est patient, pourra donner une vie meilleure“.

ces2

Laura Sprung (texte) et Marianne Rigaux (son & photos)

Comments (1)

 

  1. pablo dit :

    C’était très interessant, ces visions différentes d’un même organe de gouvernance dans 4 pays. J’ai fait un billet sur mon blog :
    http://pablo.blog.lemonde.fr/2009/11/21/world-forum-lille-le-role-des-ces/

Leave a Reply