Youssou N’Dour, un “activiste” des causes justes

Youssou N'Dour - World Forum 09Signature de dédicaces, concert ce soir… Youssou N’Dour serait-il la caution “people responsable” du World Forum ? Pas seulement. Le chanteur sénégalais est venu à Lille pour promouvoir et expliquer le fonctionnement de sa société de micro-crédit coopératif, Birima, créée en 2008.

Youssou N’Dour en est convaincu : “le micro-crédit, c’est la solution de demain”, adaptée aux besoins réels des populations tant pour les besoins de la vie quotidienne que la création d’entreprises. Le directeur adjoint de Birima, Abdoulay Sow, a par exemple expliqué à l’AFP : “Nous avons prêté 3 millions de francs CFA (4.500 euros) à une entreprise de menuiserie à Dakar. Celle-ci a pu acquérir de nouvelles machines et recruter trois personnes à temps plein”.

En conférence de presse, Youssou N’Dour pointe la nécessité d’adapter chaque mutuelle de micro-crédit aux réalités locales. Au Sénégal, les plus gros clients de Birima sont ainsi les fermes coopératives. Mais malgré le succès de sa société, le chanteur appelle à la coopération et l’aide internationale (ONU, G20…) pour pérenniser un système de financement encore balbutiant (voir la vidéo).

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“C’est la honte”

Au delà du cas Birima, Youssou N’Dour a aussi tenu à mettre la lumière sur les dysfonctionnements du monde actuel. Le chanteur trouve par exemple choquant que les pays occidentaux parlent de “sortie de crise” alors que le continent africain continue à connaître famine et pauvreté : “c’est la honte” (voir la vidéo).

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Et après un appel au respect et au développement de la démocratie en Afrique, il évoque également l’exemple de l’affaire Jean Sarkozy, une transmission de pouvoir “de père en fils” contre laquelle les Français ont su réagir avec force (voir la vidéo).

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Youssou N’Dour, champion des causes justes ? C’est en tout cas le fil rouge de toutes ses activités extra-artistiques, des tournées d’Amnesty International à son engagement contre la crise au Darfour. “Peut-être c’est trop (…), mais je suis un activiste” : Birima en est le dernier exemple.

Texte et vidéos : Michaël Szadkowski

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